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BRITISH COLUMBIA

par Joël MARC 17 Février 2020, 16:37

                                             BRITISH COLUMBIA

 

 

 

      Au Sud de l'Alaska, dont elle n'est séparée que par un étroit bras de mer, et au Nord de l'Etat américain de Washington, s'étire pour nous, marins, un des plus beaux sites de navigation au monde : la Colombie Britannique .

Mais en réalité, cette province Canadienne s'étend bien au delà du trait de côte, vers l'intérieur et vers le Nord. Gigantesque, sa superficie c'est tout simplement deux fois celle de la France avec une population de moins de 5 millions d'habitants dont la moitié vivent à Vancouver. Autrement dit encore un désert dont la partie qui nous intéresse est parcourue par une énorme chaîne de montagnes et un réseau inextricable de fjords. 

C'est drôle comme,  depuis que j'ai découvert le Pacifique Sud et ses archipels ou encore l'Australie (l'île continent), je me plais à vivre dans des endroits très peu peuplés : Nouvelle Zélande, Australie, Calédonie, Vanuatu etc... En dehors de quelques villes importantes le reste est vide. Et pourtant ces pays sont beaux, riches, fertiles, très agréables à vivre. On ne s'entasse pas les uns sur les autres, il y a de l'espace, de grands espaces. L'Europe aujourd'hui me paraît bien loin et incomparablement moins agréable à habiter.

Bien sûr on en revient toujours à la fameuse Culture soit disant inexistante, à l'Histoire qui est récente, à l'Architecture qui pêche souvent par sa pauvreté, qu'on oppose aux joyaux sophistiqués de l'Occident...

 Mais la beauté ici est dans la nature et c'est presque toujours seul qu'on en jouit.

Pas besoin des émissions d'aventures et découvertes à la télévision, on est dedans.

Plaisir égoïste, mais tant pis!!

La Colombie Britannique fait partie de ces pays que je plébiscite.

Comme en Alaska, la navigation y est à la fois facile mais dangereuse si on n'y prend garde car les marées importantes créent des courants puissants et rapides au débouché des chenaux.

La première règle c'est de toujours naviguer avec un annuaire des marées parfaitement à jour à portée de la main.

 

  

           

           OU l'ON APPREND QU'IL EXISTAIT UNE AUTRE NOUVELLE CALEDONIE

 

 

 

 

Comme dans toute l'immense région septentrionale qui s'étend de la Californie aux Îles Aléoutiennes et au détroit de Bering, des peuplades indiennes, venues d'Asie pendant la dernière grande période glaciaire, s'établirent ici vers la fin du dernier réchauffement climatique aux environs de 10000 ans avant notre ère.

Ils parlaient de nombreux langages et développèrent une culture raffinée dont on retrouve de multiples vestiges dont ces grands totems richement décorés et les "long houses" que leurs descendants restaurent ou construisent de nouveau un peu partout.

Les premiers européens à visiter la région furent les espagnols vers 1774 mais il est possible que Sir Francis Drake les ait précédés au XVI ème siècle.

Ensuite ce fut Cook bien sûr en 1778 puis Georges Vancouver en 1792.

L'Angleterre entreprit de coloniser la région en 1849 et on lui donna alors le nom de Nouvelle Calédonie... Je dois dire que ce fut pour moi une grande surprise de l'apprendre car notre Nouvelle Calédonie du Pacifique Sud fut ainsi baptisée par le Capitaine Cook en 1774 en raison de sa ressemblance avec son Ecosse natale. Ce nom lui resta lors de la prise de possession par la France le 24 septembre 1853. C'est une amusante coïncidence qui ne dura pas bien longtemps puisque le nom de British Columbia lui fut définitivement attribué en 1858 quand elle devint officiellement colonie britannique.

 

 

 

                                           CROISIERES EN BRITISH COLUMBIA

 

 

 

 

Ma première expérience en British Columbia remonte à 1994.

Nous étions Dominique et moi invités à bord de Shinta Manis , le yacht d'un couple d'amis très chers. Didier m'avait confié le soin de le convoyer de Seattle à Juneau ne pouvant malheureusement lui-même le faire. J'étais censé le représenter auprès de l'équipage et décider des trajets et mouillages. L'une de nos premières escales fut pour Princess Louisa Inlet dont je garde un souvenir ébloui et du coup j'y retourne systématiquement à chaque croisière.

Par la suite j'y retournais en 2011 à bord de Marianne (Amel 54) avec mes amis Jean- Pierre, Michel , André et Charly cette fois ci en descendant d'Alaska.

Plus récemment en 2018 nous venions de Kodiak et allions hiverner à Salt Spring Island en compagnie de Raymond, Véronique, Claude et Jean Pierre.

Et puis l'an dernier en 2019 nous remontions de Salt Spring Island (BC) sur Lituya Bay et de nouveau redescendions pour hiverner à Roche Harbor (WA) non loin de Seattle dans l'Etat de Washington où Jade se trouve à présent: deux nouveaux passages la même année.

Au total donc 5 croisières en British Columbia représentant environ 3500 milles et 80 mouillages, au bas mot, dont beaucoup ont été visités 5 fois!

Il faut reconnaître que les 4 premières ont suivi de manière très classique le chenal principal appelé ici aussi le "Inside passage" emprunté par tout ce qui flotte dans la région: remorqueurs tirant d'énormes barges ou des "îles de bois", paquebots, ferries, cargos, bateaux de pêche et plaisanciers. Un trafic assez dense mais facile à maîtriser et puis chaque nuit on s'écarte un peu pour chercher le mouillage idéal .

L'an dernier nous avons varié complètement les plaisirs et pris les chemins de traverse autant à la montée qu'à la descente où nous avons visité pour la première fois l'île sauvage de Queen Charlotte.

Je vais donc tenter de décrire une descente de Prince Rupert à Vancouver comme si nous arrivions de notre dernière croisière en Alaska depuis Lituya Bay.

Il me faudra aussi écrire plus tard quelque chose sur une découverte récente qui nous a littéralement enthousiasmés:  nous devions nous rendre à Seattle au chantier Selene pour quelques travaux spécialisés (chose que nous n'avions pu réaliser depuis notre départ de Nouvelle Zélande en 2015). Nous avons tout d'abord traversé l'archipel américain des San Juan à toucher le fameux détroit de Juan de Fuca: une petite merveille qui m'a convaincu  d'y passer l'hiver 2020 (Roche Harbor Marina) . 

Pour atteindre le chantier Selene il nous a fallu "monter" dans le Lake Union et nous retrouver, au sortir d'une immense écluse, en eau douce pour la première fois de la vie de Jade. Seattle est installée autour de ce très beau lac et une grande partie de la ville est flottante (house boats ou boat houses comme on veut) avec ses véritables rues numérotées! Franchement ça vaut le détour et fera l'objet du prochain article.

 

                                             BRITISH COLUMBIA

                                                NORTH BRITISH COLUMBIA

                                             BRITISH COLUMBIA

 

 

 

Venant de Ketchikan, vous vous en souvenez sans doute, nous nous sommes arrêtés pour la nuit à Foggy Cove qui porte bien son nom. C'est pratique car l'abri est parfait s'il fallait attendre le passage d'un coup de vent pour franchir les 20 milles de mer ouverte de la Dixon Entrance.

Il est rare au cours de ces trajets en Alaska ou en British Columbia de ressentir la houle du large, mais là l'ouverture est large et le coin n'a rien d'engageant par gros temps.

Par chance c'est court et l'abri des Dundas Islands arrive très vite.

A chaque passage nous rasons le Phare de Green Island qui représente pour moi l'archétype du phare Canadien: un groupe de maisons impeccablement entretenues, des toits rouge vif et le phare immaculé qui domine le tout. On ne voit en général personne mais c'est tellement bien entretenu qu'il y a certainement un gardien.

Nous en verrons comme ça tout au long des 700 milles qui nous séparent de Vancouver.

                                           

 

 

Dundas Islands et le phare de Green Island marquent l'entrée en British Columbia venant du Nord.
Dundas Islands et le phare de Green Island marquent l'entrée en British Columbia venant du Nord.

Dundas Islands et le phare de Green Island marquent l'entrée en British Columbia venant du Nord.

                                                       PRINCE RUPERT

 

 

 

Nous empruntons alors un chenal sinueux et agité de courants pour arriver à Prince Rupert, un raccourci très fréquenté qui nous fait longer une petite bourgade indienne (Metlakatla) plutôt moche.

Cow Bay Marina est très accueillante, le bateau bien abrité du clapot venu du large bras de mer de l'embouchure de la Skeena River où sont toujours mouillés, en attente de chargement, d'énormes grumiers et minéraliers.

Le port lui-même est équipé pour recevoir les plus grands porte-containers. Car Prince Rupert est une sorte de hub entre l'intérieur fertile (Alberta),  les grandes villes de Vancouver, Seattle et l'Alaska tout proche. 

Pour nous cette petite ville de 12000 habitants offre surtout l'attrait d'une escale où l'aéroport permet des relèves d'équipages, et dont nous connaissons surtout les boutiques et les supermarchés. Ce serait toutefois un crime de ne pas citer le magnifique Museum of Northern British Columbia et ses expositions d'art indien qui vaut la visite.

Mais en général nous ne nous attardons pas plus de 48 heures.

Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.
Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.

Cow Bay marina et l'équipage 2018. Comme partout on peut préparer ses filets de saumons ou halibuts sur place. Le port de Prince Rupert.

                               EN ROUTE VERS QUEEN CHARLOTTE ISLAND

 

 

L'année dernière nous recevions à bord un couple d'amis venus de San Francisco à qui j'avais promis d'aller visiter la très célèbre île de Queen Charlotte.

Mais leur séjour trop court de 10 jours ne nous a pas permis de vraiment la découvrir d'autant que nous avons dû attendre le passage d'une dépression avant d'entamer la traversée de Hecate Strait, 55 milles agités de courants et dans des petits fonds peu engageants.

Cette variante de la route habituelle (Inside Passage) est très intéressante car le trafic est quasi nul hormis le ferry qui dessert Queen Charlotte tous les jours. Et les mouillages très abrités, nombreux  et très beaux

 

Vu du ciel au mouillage .
Vu du ciel au mouillage .

Vu du ciel au mouillage .

East Inlet une escale incontournable.
East Inlet une escale incontournable.
East Inlet une escale incontournable.

East Inlet une escale incontournable.

East Inlet, une pure merveille.
East Inlet, une pure merveille.
East Inlet, une pure merveille.
East Inlet, une pure merveille.

East Inlet, une pure merveille.

Sale temps.
Sale temps.

Sale temps.

Mouillage d'attente avant la traversée de Hecate Strait .
Mouillage d'attente avant la traversée de Hecate Strait .
Mouillage d'attente avant la traversée de Hecate Strait .

Mouillage d'attente avant la traversée de Hecate Strait .

Après le passage de la dépression nous avons tenté de mouiller dans une petite anse fermée au Nord de Banks Island mais l'évitage très nettement insuffisant nous a obligés à chercher un autre refuge. Sous un ciel de traîne, au couchant nous nous engageons sur la côte ouest de l'île. La carte est impressionnante. Elle fait franchement peur : un véritable semis d'îles et d'îlots sur les quels la mer du large vient frapper.

Par chance il fait assez jour pour repérer le chenal étroit marqué par une balise qui nous mène une fois encore dans le mouillage le plus sûr du coin, accompagnés, une fois n'est pas coutume, par deux bateaux de pêche familiers du coin.

Le coucher de soleil est éblouissant et nous dormons comme des loirs bercés par une légère houle venue du large, là, tout près.

Le lendemain, mer plate et nous avalons sans problèmes les 55 milles qui nous séparent de Queen Charlotte City.

Nous mouillons pour la nuit devant le petit port archi bondé de bateaux locaux dont quelques vieux gréements et d'autres à l'état de presque épave.

C'est mignon , nous faisons quelques emplettes et nous empressons dès le lendemain matin d'appareiller pour Long Inlet, un immense fjord où nous mouillons tout au fond près du tombant.

Il y a là les vestiges d'une exploitation forestière, nous nous enfonçons dans la forêt .

Il fait bon, ça sent le champigon.

Une grande rivière coule et ses méandres sont praticables uniquement à marée haute. A marée basse c'est un labyrinthe que seuls les ours bruns connaissent dans leur quête de coquillages. 

 

Long Inlet et sa rivière sinueuse. Il faut prendre garde à ne pas mouiller trop près du tombant.
Long Inlet et sa rivière sinueuse. Il faut prendre garde à ne pas mouiller trop près du tombant.

Long Inlet et sa rivière sinueuse. Il faut prendre garde à ne pas mouiller trop près du tombant.

Le jour suivant c'est à Jade Cove que nous mouillons. Le coin est très bucolique, nous sommes entourés de collines peu élevées et de belles forêts qui ont été replantées manifestement il y a de nombreuses années. Elles sont bien entretenues et entre les gigantesques red-cedars le sol est recouvert d'une mousse épaisse agréable aux pieds, un genre de moquette.

Et sur cette moquette verte des taches jaunes attirent l'oeil : des girolles, par centaines. Moi qui passais mon enfance dans les Pyrénées à chercher cèpes et girolles pendant des heures épuisantes sur des sentiers pentus, là c'est presque trop: au bout d'une heure nous abandonnons tant nos sacs sont pleins. Après il nous faut les nettoyer une à une du peu de terre qu'elles retiennent entre leurs lamelles.

Jade Cove
Jade Cove

Jade Cove

La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?
La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?
La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?
La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?
La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?
La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?
La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?

La forêt est non seulement accueillante mais "appétissante" . Isabella Conti se pare d'une fleur un peu bizarre prête à passer à la casserole. Vous avez dit "paradis"?

Contrairement à l'image que nous nous faisions de Queen Charlotte Island, c'est une très grande île où les distances sont importantes entre les rares mouillages abrités.

La réserve indienne de haïda Gwaii Haanas est située au sud et, pour y accéder, il nous faudrait faire des démarches officielles qui nous retarderaient , si bien que nous y renonçons pour cette année d'autant que nos amis Conti ne font qu'un court séjour à bord.

Nous les raccompagnons donc à l'aéroport direction Vancouver et San Francisco.

Quant à nous, nous poursuivons un peu vers le sud pour découvrir encore une belle baie profonde et abritée (Thurston Harbour) qui nous accueille pour la nuit.

Départ avant l'aube car il y a de la route pour traverser en oblique Hecate Strait et trouver un nouvel abri pour la nuit: exactement 100 milles en 13 heures sans vent et sur une mer d'huile.

                                             

 

                                                  SMITHERS COVE

 

 

 

Smithers Cove nous abrite pour la deuxième fois: nous savons exactement comment mouiller en toute sécurité dans cette très petite anse profonde (30m) et avec peu d'évitage. Il faut mouiller 120m de chaîne dans l'entrée, culer à toucher la falaise, frapper le bout en Dynema sur un solide tronc de Spruce et avancer légèrement en reprenant de la chaîne. Et c'est terminé, on ne bougera plus du tout, sommeil profond garanti.

Encore un petit coin de rêve que nous explorons en annexe et où nous mouillons comme d'habitude nos casiers à crabes. En British Columbia la récolte est toujours moins bonne qu'en Alaska, mais quand même !!

Mouillage "patagonien" à Smithers Cove.
Mouillage "patagonien" à Smithers Cove.
Mouillage "patagonien" à Smithers Cove.
Mouillage "patagonien" à Smithers Cove.
Mouillage "patagonien" à Smithers Cove.

Mouillage "patagonien" à Smithers Cove.

                                                      SHEARWATER

 

 

 

Voilà encore une escale que j'aurai pratiquée 5 fois, un peu incontournable. Et pourtant ce n'est pas la plus belle.

Simplement c'est l'unique marina sur cette route entre Prince Rupert et l'Île de Vancouver (Port Hardy). Et cette marina je n'ai pu y entrer qu'une seule fois en Septembre dernier car il n'y avait plus personne alors qu'habituellement elle est bondée.

On trouve à peu près tout ce qu'on veut : mini market, laundry, Wi Fi, bistrot sympa et même un travel lift et de quoi faire un certain nombre de réparations. C'est tout petit mais accueillant.

En réalité le village voisin, Bella Bella, est beaucoup plus important, escale des BC Ferries et aéroport, mais, sans être méchant, il faut bien dire que c'est le grand n'importe quoi comme souvent dans les villages indiens. Magasins en rupture de stock ou carrément fermés, rues sales et mal entretenues, vieilles voitures en bord de route en train de pourrir.

Du coup tous les plaisanciers se retrouvent plutôt à Shearwater qu'à Bella Bella.

Une année en nous promenant au dessus de la Marina nous voyons un attroupement autour d'un gros pick-up. Son propriétaire est manifestement à bout, très en colère, il s'agite en expliquant aux passants son problème: la veille au soir il avait consciencieusement fermé son véhicule et laissé dans le coffre une grande glacière pleine de filets de saumon. Au petit matin le voilà qui revient pour reprendre son véhicule et il constate effaré que tout l'arrière de la voiture est défoncé en particulier le hayon et la glacière éventrée sans plus un seul saumon dedans: un ours, un gros ours brun qui n'a pas hésité à s'engager au milieu des maisons et à démolir le pick-up. Bonne leçon pour le malheureux propriétaire mais aussi pour nous: on n'est jamais à l'abri quand on manipule de la nourriture. On n'imagine pas un instant combien ces animaux au long nez ont un flair décuplé par rapport à notre pauvre organe ridicule!

A Shearwater donc on reste méfiant comme partout. Nous faisons quelques emplettes, réglons quelques soucis administratifs ou autres sur internet, visitons bien évidemment le shipchandler du coin, passons une soirée au pub et ne nous attardons pas outre mesure, 24 heures suffisent à faire le tour de la question.

 

Sur la route en arrivant à Shearwater. Le phare d'entrée.
Sur la route en arrivant à Shearwater. Le phare d'entrée.

Sur la route en arrivant à Shearwater. Le phare d'entrée.

Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.
Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.
Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.
Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.
Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.
Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.
Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.

Sheartwater, la petite maison du Harbour Master. Un float-plane décolle au milieu des voiliers.

                                                         FURY COVE

 

 

 

En descendant plus au sud nous avons pris l'habitude de faire escale à Fury Cove.

Ce fut une découverte de notre croisière de retour en octobre 2018 et nous nous y sommes arrêtés de nouveau à la montée en juin 2019 et à la descente au début de l'automne fin Septembre. Très intéressant d'ailleurs car en Juin le mouillage était bondé alors qu'à l'automne nous étions seuls, absolument seuls.

L'avantage de cette baie c'est qu'elle se situe tout près d'un cap mal famé, le Cape Caution qui fait face au grand large, exposé à l'immensité du Pacifique Nord dans sa plus grande largeur!! Alors on fait en sorte de choisir le bon moment pour passer et se retrouver une quarantaine de milles plus loin dans la région de Port Hardy tout au Nord de l' Île de Vancouver.

Fury Cove, le nom fait peur et par gros temps il est certain que l'entrée de ce mouillage doit être délicat car défendu vers le large par de nombreuses îles et îlots entre lesquels il faut se frayer un chemin.

Une fois à l'intérieur c'est un lac immobile cerné de reflets changeants selon la hauteur du soleil.

Regardez plutôt.

 

 

Fury Cove vue du ciel.
Fury Cove vue du ciel.
Fury Cove vue du ciel.
Fury Cove vue du ciel.
Fury Cove vue du ciel.
Fury Cove vue du ciel.

Fury Cove vue du ciel.

Vers l'ouest une jolie plage de sable blanc immaculé nous invite à la balade.

On longe le rivage et on découvre des centaines de troncs d'arbres morts échoués là , usés par le ressac, plus d'écorce juste le coeur blanc. Une vieille épave d'un bateau de pêche à double paroi est perdue au milieu d'eux. On se perd en conjectures: d'où vient il ce bateau? Quand? Quel drame?

En pénétrant dans la forêt de spruces et de red cedars nous arrivons dans une clairière où se tient une charmante masure de bois dont le toit est recouvert d'une belle moquette de mousse verte. Elle domine la baie et la vue y est imprenable.

 

Fury Cove, encore un mouillage de rêve.
Fury Cove, encore un mouillage de rêve.
Fury Cove, encore un mouillage de rêve.

Fury Cove, encore un mouillage de rêve.

Fury Cove en Juin (en haut)  et en Septembre....
Fury Cove en Juin (en haut)  et en Septembre....

Fury Cove en Juin (en haut) et en Septembre....

Une plage de sable blanc immaculé. "Elle est pas belle la vie" comme dirait mon copain Raymond
Une plage de sable blanc immaculé. "Elle est pas belle la vie" comme dirait mon copain Raymond
Une plage de sable blanc immaculé. "Elle est pas belle la vie" comme dirait mon copain Raymond
Une plage de sable blanc immaculé. "Elle est pas belle la vie" comme dirait mon copain Raymond
Une plage de sable blanc immaculé. "Elle est pas belle la vie" comme dirait mon copain Raymond

Une plage de sable blanc immaculé. "Elle est pas belle la vie" comme dirait mon copain Raymond

Tout ce qui flotte vient ici s'échouer. Des arbres énormes, une épave de bateau de pêche.
Tout ce qui flotte vient ici s'échouer. Des arbres énormes, une épave de bateau de pêche.
Tout ce qui flotte vient ici s'échouer. Des arbres énormes, une épave de bateau de pêche.

Tout ce qui flotte vient ici s'échouer. Des arbres énormes, une épave de bateau de pêche.

Il doit pleuvoir pas mal pour couvrir ce toit de mousse. Partout malheureusement nous serons frustrés de ne pouvoir cueillir des bivalves alors qu'ils sont si faciles à pêcher.
Il doit pleuvoir pas mal pour couvrir ce toit de mousse. Partout malheureusement nous serons frustrés de ne pouvoir cueillir des bivalves alors qu'ils sont si faciles à pêcher.
Il doit pleuvoir pas mal pour couvrir ce toit de mousse. Partout malheureusement nous serons frustrés de ne pouvoir cueillir des bivalves alors qu'ils sont si faciles à pêcher.
Il doit pleuvoir pas mal pour couvrir ce toit de mousse. Partout malheureusement nous serons frustrés de ne pouvoir cueillir des bivalves alors qu'ils sont si faciles à pêcher.

Il doit pleuvoir pas mal pour couvrir ce toit de mousse. Partout malheureusement nous serons frustrés de ne pouvoir cueillir des bivalves alors qu'ils sont si faciles à pêcher.

En route pour Cape Caution, suivez les guides.

En route pour Cape Caution, suivez les guides.

Au delà de Cape Caution et jusqu'à Vancouver il y a 250 milles à vol d'oiseau. Nous en ferons 400.

Au delà de Cape Caution et jusqu'à Vancouver il y a 250 milles à vol d'oiseau. Nous en ferons 400.

                                                 LES BROUGHTONS

 

 

 

 

Quittant Fury Cove vers le sud nous avons fait quelques belles escales.

Je passerai rapidement sur Port Hardy qui possède une marina et de nombreuses boutiques et supermarchés intéressants pour se ravitailler avant la descente vers Vancouver.

Située tout au nord de l'Île de Vancouver (460 km de long, 80 de large , 32000 km2 soit une fois et demie la Calédonie, elle est plus grande que la  Belgique) c'est une petite ville desservie par un aéroport et surtout une route qui la relie à Victoria, la capitale de la Province, tout au sud.

Par contre je garde un grand souvenir d'une baie complètement fermée où nous étions entrés en 2011 un peu par hasard et en prenant quelques risques sur l'Île Nigei au Nord Ouest de Port Hardy: on y accède par un étroit chenal au milieu de multiples ilôts rocheux qui en défendent l'entrée.

Nous avions suivi pendant des heures un petit remorqueur qui traînait derrière lui une maison flottante 10 fois plus grosse que lui. A notre grande surprise nous retrouvons cet attelage à l'intérieur de la baie, un vrai lac, où se trouvaient déjà plusieurs bâtiments flottant ensemble et dans un état de délabrement avancé pour certains d'entre eux, mais quel charme!

Une fois mouillé nous nous y sommes rendus et à notre grande surprise nous découvrons un club de plongée célèbre, le Browning Pass Hideaway Resort... car parait-il il y a à l'extérieur de la baie de très beaux tombants dans le Browning Pass qui sépare Nigei de sa voisine .

 

 

Entrée pas simple mais découverte étonnante. Le remorqueur et sa remorque: un hôtel flottant !
Entrée pas simple mais découverte étonnante. Le remorqueur et sa remorque: un hôtel flottant !
Entrée pas simple mais découverte étonnante. Le remorqueur et sa remorque: un hôtel flottant !

Entrée pas simple mais découverte étonnante. Le remorqueur et sa remorque: un hôtel flottant !

Un joyeux désordre. On célèbre les Jeux du Pacifique 2011.
Un joyeux désordre. On célèbre les Jeux du Pacifique 2011.
Un joyeux désordre. On célèbre les Jeux du Pacifique 2011.
Un joyeux désordre. On célèbre les Jeux du Pacifique 2011.
Un joyeux désordre. On célèbre les Jeux du Pacifique 2011.

Un joyeux désordre. On célèbre les Jeux du Pacifique 2011.

Au bout du Queen Charlotte Strait, ce large bras de mer qui s'oriente vers le SE et qui sépare l'Île de Vancouver du Continent, se trouve l'archipel des Broughton qui en ferme littéralement l'extrémité.

C'est un véritable dédale d'îles, un labyrinthe complexe et le plus grand parc marin de British Columbia. Aucun autre accès que par ferry depuis Port Mc Neill sur l'île de Vancouver (à 4 heures de Nanaïmo) et par float plane bien entendu. 

Nous y faisons régulièrement escale et tout particulièrement dans Cullen Harbour (Broughton Island), une baie fermée abritée de tous les vents. Dans le fond ce cette baie un très étroit canal mène à un immense lac autrefois occupé par plusieurs fermes aquacoles. Pas question de vouloir passer à mi-marée car le courant y est extrêmement violent, mais autour de l'étale la balade est agréable.

 

Queen Charlotte Strait et Cullen Cove (Broughton Island)
Queen Charlotte Strait et Cullen Cove (Broughton Island)
Queen Charlotte Strait et Cullen Cove (Broughton Island)
Queen Charlotte Strait et Cullen Cove (Broughton Island)

Queen Charlotte Strait et Cullen Cove (Broughton Island)

                                 JOHNSTONE STRAIT VERS CAMPBELL RIVER

 

 

 

 

La route emprunte alors un très long fjord presque rectiligne qui se divise en deux branches à hauteur de Chatham Point. Là en s'orientant vers le Sud on descend le Discovery Passage vers les redoutables Seymour Narrows ou bien on tourne à gauche pour aller se perdre vers Desolation Sound et ses multiples fjords agités de rapides .

En 2019 pour la première fois nous avons choisi la deuxième solution sans trouver vraiment d'avantage sur le plan de la navigation car en définitive au lieu d'un seul (très violent) "rapid" nous en avons franchi trois et donc navigué très précisément en fonction de la marée. Mais au moins avons nous vu d'autres paysages dont certains très beaux.

Johnstone Strait est donc large et rectiligne avec une zone dangereuse de forts courants créés par la présence en plein milieu d'une grande île formant deux chenaux bien balisés car le trafic y est intense.

Nous y avons subi un fort coup de vent d'ouest qui nous poussait à toute allure mais nous songions à ce qui se serait passé dans l'autre sens: pas franchement une partie de plaisir. Rester humble devant la Mer, premier "commandement"!

Coup de vent dans Johnstone Strait.
Coup de vent dans Johnstone Strait.
Coup de vent dans Johnstone Strait.

Coup de vent dans Johnstone Strait.

Passé Chatham Point 12 milles nous séparent de Seymour Narrows et ce court trajet est à chaque fois, vraiment, un spectacle unique et inoubliable.

Car tout le trafic commercial depuis Seattle et jusqu'en Alaska (et vice versa) emprunte ce passage et doit passer la redoutable porte des Seymour Narrows.

Avant d'en parler je voudrais vous montrer quelques images des convois que nous y avons croisés et admirés, surtout ces petits remorqueurs peinant sous la charge de milliers de tonnes de grumes flottant derrière eux, plus ou moins bien arrimés et soumis à tous les courants et vents dans ces couloirs encaissés. Quelle maîtrise dans la conduite de ces bateaux de travail. Ils sont trois à bord du tracteur.

Quand il s'agit des barges, la vitesse est de 8 à 10 noeuds ce qui est remarquable et démontre la puissance des machines. Il faut quand même imaginer que de Seattle (WA) à Whittier (Alaska) il n'y a pas moins de 1400 milles (dont 500 dans le Golfe d'Alaska) qu'ils avalent d'une traite.

Quant à ceux qui tirent de véritables îles de bois ils avancent à 2 noeuds et doivent donc être extrêmement vigilants aux courants de marée et aux fameux rapids car ils vont livrer leur énorme chargement aux usines de pâte à papier de Campbell River ou de Powell River juste de l'autre côté des Seymour Narrows. 

Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.
Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.
Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.
Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.
Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.
Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.

Les admirables convois de barges et de véritables îles de bois flottés dans le Inside Passage.

Les différentes routes empruntées. La taille des flêches rouges est proportionnelle à la force du courant!
Les différentes routes empruntées. La taille des flêches rouges est proportionnelle à la force du courant!

Les différentes routes empruntées. La taille des flêches rouges est proportionnelle à la force du courant!

                                                      SEYMOUR NARROWS

 

 

 

 

Redouté depuis que le commerce maritime s'est développé entre Seattle ou Vancouver et le Nord vers l'Alaska, ce défilé naturel était la plus grande difficulté sur cette route.

Long de 3 milles et large d'à peine 750m le courant de marée atteint parfois les 15 noeuds.

Le premier naufrage avec pertes humaines eut lieu en 1875. Il était dû au fait qu'en plein milieu du chenal un double roc (Ripple Rock) affleurant la surface rendait le passage très périlleux.

Si bien qu'en 1955 le gouvernement canadien a décidé de faire sauter cette montagne sous marine en utilisant les grands moyens.

Pas moins de 3 années de travail ont été nécessaires pour creuser depuis le rivage un puits vertical profond de 175m, puis un tunnel horizontal de 750m et enfin deux puits verticaux (un pour chaque sommet) de 90m .

1300 tonnes de Nitramex y ont été placés provoquant la plus importante explosion programmée depuis Hiroshima:  370000 tonnes de roches ont été pulvérisées en un instant soulevant une gerbe d'eau de 350000 tonnes.

Résultat parfait puisque de 3m à marée basse le fond se retrouve aujourd'hui à plus de 15m permettant aux plus gros navires de passer. 

Les "rapids" en British Columbia: à G. Nakwakto rapids (18 noeuds) et à droite Seymour Narrows (15nds)
Les "rapids" en British Columbia: à G. Nakwakto rapids (18 noeuds) et à droite Seymour Narrows (15nds)

Les "rapids" en British Columbia: à G. Nakwakto rapids (18 noeuds) et à droite Seymour Narrows (15nds)

Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.
Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.
Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.
Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.
Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.
Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.
Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.

Seymour Narrows et l'explosion de Ripple Rock en Avril 1958.

En ce qui nous concerne nous sommes toujours passés à l'étale de marée nous arrêtant parfois dans une des baies alentours pour attendre le parfait timing admirant les grosses barges ou les petits remorqueurs s'éssoufflant devant leur lourde charge de bois arrivant pile au bon moment alors que la route était bien longue pour eux avant d'y parvenir.

 

                                           VERS PRINCESS LOUISA INLET

 

 

 

 

Juste en face de Campbell River (plusieurs marinas, bon approvisionnement sur la route) nous avons pris l'habitude de faire escale à  Gowland Harbour pour plusieurs raisons: c'est un excellent abri et le paysage est très beau, mais également c'est l'occasion unique de voir un dépôt gigantesque de bois flottants prêts à être livrés à la Pulp Mill de Campbell River et stoqués là en attendant.

Un vrai spectacle: de tout petits remorqueurs s'activent dans tous les sens avec force pétarades de leur moteur fumant, montant presque sur les billes de bois tandis que des employés agiles sautent d'un tronc à l'autre armés de grandes perches pour saisir tout ça proprement, chaque arbre étant étiqueté, strictement répertorié.

 Sur ces immenses radeaux des colonies entières de phoques se prélassent au soleil. C'est comique de les voir profiter du voyage gratis, on se demande d'où ils viennent et surtout où ils vont s'installer loin de leur pénates, créant sans doute d'autres foyers lointains.

 

Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .
Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .

Gowland Harbour à l'automne paré de ses couleurs ocres, la beauté malgré une industrie forestière omniprésente. .

                                                    PRINCESS LOUISA INLET

 

 

 

Campbell River n'est plus bien loin de Vancouver et la civilisation reprend le dessus, les rives des canaux sont bordées de belles maisons.

Toutefois avant d'arriver au bout du voyage nous nous écartons de la route principale pour rendre une visite incontournable à ce que l'on peut trouver de plus beau dans la région: Princess Louisa Inlet. 

Son accès n'est pas facile car ce joyau est situé tout au bout d'un très long fjord, Jervis Inlet, sans le moindre mouillage. Il faut donc bien calculer son coup car l'entrée dans l'inlet lui-même est très étroite et siège de violents courants de marée :  arrivée à l'étale obligatoire à l'entrée comme à la sortie.

Nous avons découvert une belle baie juste à gauche de l'entrée de Jervis Inlet : Dark Cove où nous arrivons à la nuit tombante pour nous préparer pour un départ tôt le lendemain matin.

Quelques chalets de bois bordent le rivage abrupte et les cheminées fument, ça sent bon le feu de bois. Il fait frisquet et nous contemplons une nouvelle fois un coucher de soleil somptueux faisant apparaître les reliefs anguleux des hauts sommets avoisinants.

Dark Cove (entrée de Jervis Inlet)
Dark Cove (entrée de Jervis Inlet)
Dark Cove (entrée de Jervis Inlet)
Dark Cove (entrée de Jervis Inlet)
Dark Cove (entrée de Jervis Inlet)

Dark Cove (entrée de Jervis Inlet)

La remontée de Jervis Inlet est un peu fastidieuse et nous arrivons nettement avant l'étale de marée haute. Il fait beau et c'est l'occasion de flâner un peu autour de l'entrée .

Une demeure gigantesque est en fin de construction: je pensais à un lodge, mais non c'est juste une maison de vacances avec ponton pour le float plane et des communs dont je ferai bien mon bonheur.

Les rives abruptes sont couvertes d'une belle végétation malgré une activité forestière intense. Les red cedars repoussent mais parfois des arbres parasites à feuilles caduques tentent de prendre leur place ce qui réalise un patchwork aux couleurs incroyables.

 

Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.
Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.

Après la déforestation la nature reprend ses droits. Les communs et la maison de maître. Entrée de Princess Louisa Inlet.

Malibu rapids. L'entrée dans Princess Louisa . Vue sur le Malibu Club (Young Life).
Malibu rapids. L'entrée dans Princess Louisa . Vue sur le Malibu Club (Young Life).
Malibu rapids. L'entrée dans Princess Louisa . Vue sur le Malibu Club (Young Life).
Malibu rapids. L'entrée dans Princess Louisa . Vue sur le Malibu Club (Young Life).
Malibu rapids. L'entrée dans Princess Louisa . Vue sur le Malibu Club (Young Life).

Malibu rapids. L'entrée dans Princess Louisa . Vue sur le Malibu Club (Young Life).

Princess Louisa Inlet est un endroit tout simplement fabuleux.

Une sorte de doigt greffé sur un immense fjord, accessible uniquement par la mer et quelques float planes privés. Et protégé par un étroit chenal accessible uniquement à l'étale de la marée car le siège de très forts courants.

Entouré de gigantesques montagnes enneigées et de falaises de granit, ce site fut choisi dans les années 40 pour y construire un luxueux resort qui prit le nom de Malibu Resort du nom du yacht de son richissime propriétaire. Un endroit idéal pour vivre caché du monde et la légende veut que JF Kennedy y aurait abrité ses amours avec Marilyn Monroe.

Vendu plus tard à une riche congrégation religieuse protestante le complexe hôtelier abrite pendant les mois d'été de nombreux étudiants venus de tous les Etats Unis pour y passer les plus belles des vacances au milieu d'une nature féérique.

Je rêve d'y voir un jour mes petits enfants venir y faire de l'alpinisme ou du kayak et partager leurs prises du jour autour d'un feu de camp. Comme dans un bon film.

Pour nous c'est vers le fond du fjord que nous nous dirigeons, vers une gigantesque cascade qui nous surplombe tandis qu'un ponton flottant judicieusement disposé nous accueille. Pratique.

Autant dire que la saison joue beaucoup dans l'agrément du lieu: en été c'est malheureusement très fréquenté, le ponton est pris d'assaut, mais dès le début septembre plus personne et Jade se retrouve seule au milieu d'un univers absolument magique.

 

 

Le Yacht Malibu prend les rapids à l'étale en 1949.

Le Yacht Malibu prend les rapids à l'étale en 1949.

Le Malibu Club (Youg Life) pour étudiants ....aisés!
Le Malibu Club (Youg Life) pour étudiants ....aisés!
Le Malibu Club (Youg Life) pour étudiants ....aisés!

Le Malibu Club (Youg Life) pour étudiants ....aisés!

Vues du ciel.
Vues du ciel.
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No comment....
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Comment?

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RETOUR A LA CIVILISATION : SALT SPRING ISLAND (BC) ET ROCHE HARBOR (WA)

 

 

 

 

C'est franchement triste de quitter un endroit pareil quand on sait qu'on va replonger dans la civilisation quittée depuis de nombreuses semaines.

Tout est relatif quand même car notre but immédiat n'est pas la grande ville de Vancouver ou Seattle mais Salt Spring Island, une île du groupe des Gulf Islands entre la grande île de Vancouver et le Continent.

Par chance la soeur de notre équipière Véronique y réside avec son mari depuis plus de trente ans : ils habitent une ravissante maison qu'ils ont construite eux mêmes.

Accueil chaleureux dès l'arrivée par une grande banderole suivi d'un délicieux repas  autour d'un feu de bois. 

La capitale est Ganges, une ravissante bourgade où réside une communauté de privilégiés, vivant simplement, loin des tracas de la ville et animés par un amour certain pour la nature et toutes sortes de créations artistiques: sculptures, peintures, gravures, cultures de plantes aromatiques. Le marché de Ganges le samedi vaut le détour.

Nous y passerons un hiver mais malheureusement  la marina est mal tenue et exposée aux tempêtes d'hiver soufflant en général du Sud Est et nous n'y reviendrons pas en 2019 choisissant une autre île juste de l'autre côté de la frontière, aux Etats Unis, dans les groupe des San Juan Islands, plus précisément à Roche Harbor.

 

Gulf Islands.

Gulf Islands.

                                             BRITISH COLUMBIA
                                             BRITISH COLUMBIA
                                             BRITISH COLUMBIA
Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.
Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.
Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.
Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.
Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.
Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.

Ganges ( Salt Spring Island) l'été et l'hiver.

Ici se termine notre croisière en British Columbia, riche en beaux, très beaux paysages. 

Le prochain article nous emmènera tout près, aux Etats Unis à 20 milles à peine de Ganges. Le groupe des San Juan Islands nous attend et nous irons visiter la belle ville de Seattle située dans le célèbre Puget Sound.

Pour nous, marins, cette région est chargée d'histoire : " paré à virer les gars y faut y aller, on s'reposera quand on arrivra dans le port de Tacoma".

Tacoma c'est le port de Seattle!

Jade à Roche Harbor (Orcas Islands WA)
Jade à Roche Harbor (Orcas Islands WA)

Jade à Roche Harbor (Orcas Islands WA)

Merci encore une fois aux amis qui m'ont confié leurs photos : Raymond, Charly et Ross Mc Leod (Ganges l'hiver).

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