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ÎLES ALEOUTIENNES

par Joël MARC 11 Décembre 2018, 07:36 Jade aux Îles Aléoutiennes

                     ÎLES ALEOUTIENNES

                  Aléoutiennes

                            de Attu à Dutch Harbor

                                  juin juillet 2017

 

 

                                                          ATTU

De Petropavlovsk aux Aléoutiennes: une courte traversée de deux jours et demi marquée par un coup de vent d'ESE bien dans le nez en arrivant sur Attu. 

Du coup plutôt que d'aller directement au mouillage principal de Casco Bay, plus à l'Est, nous relâchons 24 heures dans Abraham Bay à la pointe SW de l'île.

Nous craignions les williwaws étant donnée la configuration du mouillage juste au débouché de deux grandes vallées glaciaires, mais non c'est très confortable à peine un peu houleux.

Le cadre est grandiose: grandes pentes d'un vert sombre striées de neige, des volcans dont on ne verra jamais le sommet et ce sera comme cela jusqu'au bout. Le brouillard et la pluie seront omniprésents durant toute la croisière jusqu'à Dutch Harbour (18 jours).

                     ÎLES ALEOUTIENNES

 

 

                                                  BULLE

Le lendemain il fait meilleur et nous entrons dans Casco Bay où nous avons la surprise de trouver un voilier bien français: coque alu, dériveur intégral. En fait c'est un Ovni 56 ex Toy rebaptisé Bulle par son propriétaire . A bord un couple charmant et deux jeunes enfants adorables. La famille Jurien avec qui nous allions bien sympathiser durant ce séjour. Ils arrivent aussi du Japon, nous nous sommes croisés à Kushiro sans le savoir.

Bulle et la famille Jurien. Gaël donne une leçon de flûte.
Bulle et la famille Jurien. Gaël donne une leçon de flûte.
Bulle et la famille Jurien. Gaël donne une leçon de flûte.
Bulle et la famille Jurien. Gaël donne une leçon de flûte.

Bulle et la famille Jurien. Gaël donne une leçon de flûte.

                              OU SONT PASSES LES COAST GUARDS?

 

Il y aurait une base de Coast Guards à Attu. Nous partons à pied pour les rencontrer et faire notre entrée aux Etats Unis d'Amérique.

Après une bonne heure de marche sous une pluie battante et le brouillard nous arrivons à une piste d'atterrissage absolument gigantesque (il y en a d'ailleurs 3 qui s'entrecroisent) menant à un petit bâtiment technique, certainement les Coast Guards. Une voiture en bon état est manifestement remisée là pour un moment.

Pas le moindre être vivant à des lieues à la ronde. Nous en sommes pour nos frais et rentrons à bord.

Une piste gigantesque... Vestiges de la guerre.
Une piste gigantesque... Vestiges de la guerre.

Une piste gigantesque... Vestiges de la guerre.

 

                                                         PÜK ÜK

 

Un autre bateau arrive dans le brouillard, un bateau de pêche à l'ancienne, bien costaud, immatriculé à Homer, Alaska, du nom de Pük Ük. Son propriétaire, Bill, est connu dans toute la région. Ancien pêcheur reconverti il s'est lancé avec succès dans un charter original (qu'il est seul à  faire) à la découverte des îles les plus isolées de l'Archipel. A son contact nous apprenons beaucoup sur ces îles mal connues. D'emblée il rigole quand on lui parle de Coast Guards, il y a des années qu'ils ont quitté les lieux. Seul de temps à autre un avion militaire vient passer quelques jours dans le cadre d'un programme de réhabilitation environnementale.

 

Pük Ük et Bill
Pük Ük et Bill
Pük Ük et Bill

Pük Ük et Bill

 

                                     WWII LA GUERRE AUX ALEOUTIENNES

 

Avec Bill nous révisons sérieusement notre histoire : la guerre avec le Japon a fait rage ici même. Après avoir bombardé Dutch Harbour les Japonais on envahi Attu et sa voisine Kiska en juin 1942, 6 mois après le raid sur Pearl Harbor. Les Aléoutes qui habitaient traditionnellement l'île avaient été évacués vers l'Alaska, mais d'autres furent déportés au Japon.

En Mai 1943 une puissante offensive américaine reprenait l'île aux japonais au prix d'un nombre considérables de morts: 579 chez les Américains et 2351 japonais soit la totalité sauf 28, dont la plupart suicidés avant d'être capturés.

Les vestiges sont là en nombre, c'est impressionnant. Notre Pük Ük transporte justement des journalistes américains et Japonais venus filmer et accomplir, pour les Japonais, des cérémonies de deuil avec reconstruction du petit temple Shinto détruit par les bombardements.

Plus tard nous étions encore ensemble à Kiska l'île voisine.

Ici en Août 1943 les Japonais, forts de l'expérience désastreuse de Attu, avaient profité du brouillard intense pour filer à l'anglaise si bien que les 34000 soldats américains débarquèrent sur une île abandonnée. Dans le brouillard il y eu malheureusement de nombreux tirs amis et plus de 300 morts  durant les premiers jours dans l'ignorance qu'ils étaient de la situation.

 

Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.
Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.
Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.
Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.
Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.
Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.

Kiska. Vestiges de la guerre américano-japonaise.

 

                                                         ADAK

 

Nous poursuivons alors notre route vers l'est toujours à la recherche d'une quelconque autorité susceptible de tamponner nos passeports.

On pensait le faire à Adak où un quai de pêche flambant neuf nous accueille.

Cette ville a compté jusqu'à 10000 habitants. Une énorme base navale construite en un temps record pour contrer les envahisseurs nippons.

Aujourd'hui 65 habitants, la plupart Aléoutes ou métis et toujours pas de clearance possible.

Un petit store permet un minimum de ravitaillement. Il y a bien une poste mais curieusement pas d'accès internet.

Les maisons, comme neuves, ont été abandonnées, les voitures pourrissent sur les parkings, c'est absolument sinistre!

 

Suites lointaines d'une guerre terrible: Adak, autrefois 10000 habitants, maisons en ruines, 65 habitants tristes.
Suites lointaines d'une guerre terrible: Adak, autrefois 10000 habitants, maisons en ruines, 65 habitants tristes.
Suites lointaines d'une guerre terrible: Adak, autrefois 10000 habitants, maisons en ruines, 65 habitants tristes.
Suites lointaines d'une guerre terrible: Adak, autrefois 10000 habitants, maisons en ruines, 65 habitants tristes.
Suites lointaines d'une guerre terrible: Adak, autrefois 10000 habitants, maisons en ruines, 65 habitants tristes.

Suites lointaines d'une guerre terrible: Adak, autrefois 10000 habitants, maisons en ruines, 65 habitants tristes.

 

                                                        ATKA

 

Nous poussons, toujours vers l'Est, jusqu'à Atka. Après avoir contourné par le nord un gigantesque volcan couvert de neige qui se laisse entrevoir quelques instants à peine, nous mouillons au milieu d'un ravissant archipel, les îles Bolchoï, à quelques encablures du village. Une multitude de petits îlots verdoyants nous abritent totalement de la houle du large.  

Ces noms russes sont là pour nous rappeler que l'Alaska et les îles Aléoutiennes ont été vendus aux Américains pour 7 millions de dollars en 1867. Une bagatelle quand on sait les fabuleuses richesses du plus étendu des 50 états.

Nous allons à terre en annexe et partons à la rencontre des habitants tous aléoutes sauf curieusement un français venu là pour la maintenance de l'usine de poisson, actuellement arrêtée faute de pêcheurs .

Une petite église orthodoxe, un store et un centre culturel Aléoute équipé d'internet. Du coup tout le monde se précipite sur son ordinateur pour récupérer des mails en attente depuis Petropavlovsk.

Je suis reçu par le maire qui m'explique que les revenus de la communauté proviennent essentiellement des taxes perçues sur les prises de poisson. Ce qui laisse rêveur quand on voit l'usine toute neuve à l'arrêt... Peut-être justement ces taxes sont-elles trop élevées et les pêcheurs vont voir ailleurs du côté de Adak ou de Dutch Harbor?

Il doit bien y avoir des subventions venues de Juneau ou de Washington car ces communautés indiennes sont pauvres mais veulent préserver leur culture comme nous pouvons le constater au Centre Culturel.

Les femmes y confectionnent des vêtements en peau de rennes et parlent entre elles leur langue originelle. L'accueil n'est d'ailleurs pas très chaleureux, on se sent un peu de trop...

 

 

Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.
Atka "native village" typique.

Atka "native village" typique.

                                                  SEGUAM ISLAND

 

Nous quittons Atka pour Unalaska qui se trouve à environ 270 milles.

Nous mettrons 31 heures. Nous passons au Sud de l'île de Seguam, un cône volcanique récent, cendre  noire dépourvue de végétation où de profonds canyons dessinent un paysage de toute beauté. Par la suite la mer se fait dure en particulier par le travers des passes que nous franchissons côté Mer de Béring.

C'est un élément important à connaitre lorsque l'on parcourt l'arc des Aléoutiennes étendu sur un millier de milles environ de Attu à Dutch Harbor et que nous tenons de Bill.

En effet ce chapelet d'îles volcaniques (une des régions sismiques les plus actives au monde) est situé sur la zone de subduction entre la plaque Pacifique et la plaque nord américaine. Au large, côté pacifique, une fosse profonde de presque 8000m et du côté Mer de Béring, au contraire, des fonds peu importants. Si bien que les courants dans les passes entre les îles sont extrêmement violents et  il faut toujours tenir compte des marées et des vents lorsqu'on s'aventure par le travers de ces passes. Tout le monde semble d'accord pour dire que la navigation est moins dure côté Mer de Béring que côté Pacifique.

 

Seguam, un volcanisme très récent.
Seguam, un volcanisme très récent.
Seguam, un volcanisme très récent.

Seguam, un volcanisme très récent.

 

                                        MAILBOAT COVE

                                            UNALASKA

Nous nous faisons malgré tout secouer sur ce trajet et, après avoir contourné la pointe est de Unmak, nous mouillons sur la côte NW de Unalaska, dans Mailboat cove.

Bien nous en a pris car nous faisons alors une très belle rencontre.

Devant la longue plage surmontée de quelques bâtiments en ruines nous apercevons une silhouette qui nous fait signe d'approcher: c'est Art Christensen, une sorte d'ermite on ne peut plus sympathique qui nous fait penser à Kirk Douglas.

Il vit là avec ses chiens. Il est extrêmement cultivé et il passe la moitié de l'année à entretenir cette immenses propriété d'élevage de moutons appartenant à une tribu Aléoute.

Comme il nous l'explique: "je vais les voir dans leur bureau climatisé, là-bas à Anchorage, une fois par an, pour y prendre mes instructions. Eux ne mettent pas les pieds ici, ils font du business"!

Sa maison est belle extérieurement, en shingles de red cedar devenus gris avec le temps. La cheminée fume. A l'intérieur c'est très rustique mais chaleureux. Une antique cuisinière en fonte alimentée au bois ou charbon est ornée de poignées de bronze. Un réchaud Primus lui sert à faire cuire sa nourriture. Nous lui offrons des oeufs dont il manque cruellement, lui nous offre ses pancakes.

Il pêche le Dolly Varden, une sorte de truite, sur la plage de galets sous le regard avide de ses deux chiens.

Le lendemain Gaël notre sonneur calédo-breton et soudeur de profession (entre autres) lui sauve la mise en lui réparant un portail cassé: soudure parfaite mais improbable car il fallait démarrer un vieux groupe rouillé (qui démarre), faire fonctionner un antique poste à soudure (qui fonctionne), utiliser des baguettes inadaptées, le tout sous une pluie fine et pénétrante.

Pour nous remercier il nous offre un tour de la propriété sur quads . Là aussi à notre grande surprise tout démarre du premier coup, mais nous apprendrons plus tard que des marins de passage quelques jours après notre départ se sont trouvés en carafe à des kilomètres du mouillage.

Mais pour nous c'est idéal: nous grimpons sur les sommets émoussés couverts d'une herbe verte et drue. Il y a un lac, des moutons et quelques vaches. La vue est belle car le temps se lève pour nous.

Autrefois il y avait un bâtiment pour la tonte des moutons mais rien ne fonctionne plus. Il reste un énorme tas de laine vierge qu'il nous est impossible de transporter en pontée sur Dutch harbor à cause de la pluie.

Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!
Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!

Mailboat Cove et son seul habitant: Art Christensen. Réparation et remorquage de portail!

 

 

                                           DUTCH HARBOR

                                               UNALASKA

 

Nous repartons deux jours plus tard pour Dutch Harbor, la capitale des Aléoutiennes, à 75 milles environ.

Nous sommes un peu angoissés à notre arrivée car nous naviguons depuis 18 jours dans les eaux américaines sans avoir fait notre entrée officielle. C'est curieusement assez classique en bateau, tout le contraire d'une arrivée par avion. Difficile à comprendre.

Le Capitaine du port nous installe dans le tout nouveau port de pêche,  confortable bien qu'un peu éloigné du centre.

Sans attendre le douanier arrive et nous accueille chaleureusement dans son Pays et d'ailleurs ne nous pose aucune question embarrassante car il se doute bien que nous avons musardé en route. 

Seul problème : Dominique et moi avons bien nos visas américains mais nos trois amis n'ont que l'ESTA ( visa touristique électronique pour un séjour de moins de trois mois). Arrivant de l'étranger sur un Yacht ça ne marche pas! L'amende est salée: 600 dollars...

Avec un petit sourire il nous dit "ne bougez pas je vais en référer à mon chef, je reviens dans deux heures". C'est un peu l'angoisse à bord mais il revient comme prévu au bout de deux heures avec un large sourire: "bon, les gars ça va pour cette fois, voici votre visa". Cerise sur le gâteau, nos trois compères ont une permission de 6 mois!!

Champagne!

Ca augure bien de la suite quand même! C'est mon quatrième séjour en Alaska et je dois dire que malgré les changements à la tête du pays, en Alaska ," the last frontier", rien ne bouge. C'est un autre pays, comme disait un vieil ami : "ici, c'est pas comme ailleurs!" 

 Nous séjournons une petite semaine dans le premier (ou deuxième selon qui en parle!) port de pêche des USA avant (ou après!) Kodiak.

Impressionnant: des usines partout, un trafic de senners, trawlers, long liners, incessant de jour comme de nuit et des cargos frigorifiques au mouillage qui attendent sagement d'être remplis pour appareiller pour le Japon ou la Chine.

On a vite fait le tour de la petite ville bien sympathique. Une jolie marina reçoit des voiliers de passage et nous retrouvons quelques amis tour-du-mondistes mais c'est loin d'être la foule: peut-être 4 voiliers dont certains sont là pour préparer le passage du Nord-Est comme Tiama rencontré à Wahieke en Nouvelle Zélande.

Nous sommes le 4 Juillet, fête nationale! Nous loupons le défilé toujours haut en couleurs mais ce soir c'est le feu d'artifice sur la plage de galets. C'est amusant car il ne fera jamais vraiment nuit noire à cette latitude (54°N), par contre le froid nous saisit et la plage est couverte de grands feux de joie. Des drones sillonnent le ciel.

Après les pétards et les fusées multicolores, nous avons la surprise de voir sous nos yeux ébahis un gros remorqueur de retour du travail venir faire la toupie sur lui même, comme un Derviche tourneur, juste pour nous éblouir avant de regagner son poste à quai dans un grand bruit de moteur et un nuage de fumée.

Pour certains c'est la fin du voyage, Dominique et Gaël regagnent Nouméa et la chaleur, quand d'autres, Raymond et Véronique, en arrivent pour un petit tour jusqu'à Kodiak.

Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.
Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.

Dutch Harbor. 4 Juillet. Relève d'équipage.

 

Nous quitterons bientôt les Aléoutiennes pour la péninsule d'Alaska, l'Île de Kodiak et le célèbre Prince Williams Sound.

Quelques très beaux paysages s'offrent à nous pendant le convoyage jusqu'à Kodiak longeant la Péninsule. Nous passons un peu rapidement pour pouvoir vraiment goûter ce court passage qui s'effectue en moins d'une semaine avant de rentrer dans Geographic Harbour.

Mais c'est  déjà une autre histoire à venir.

 

En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.
En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.
En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.
En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.
En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.
En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.
En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.

En route pour Geographic Harbour et Kodiak le long de la Péninsule.

Bilan technique

Aucune panne notable à signaler durant ce trajet.

Bateau toujours très confortable et peu bruyant.

Tout a correctement fonctionné .

De Kushiro à Dutch Harbor (30/05-30/06/2017) : 2440 milles parcourus, 320 heures de moteur et 6000 litres de fuel consommés.

Soit une vitesse moyenne de 7.6 nds et une consommation de 18.75 l/h ou 2.46 l/mille .

J'avais fait le plein à Kushiro à 76 yens ht le litre( 0.6 euros/l)

J'ai évité de le refaire à Petropavlovsk où il est bizarrement hors de prix.

J'ai attendu d'arriver à Dutch Harbor où le prix est intéressant :66 cents/l (0.55 euro/l). Je n'ai eu besoin que de 1500 gallons soit moins de la moitié du plein; autrement dit une autonomie d'au moins 5000 milles, car grâce aux panneaux solaires et à la mise sur onduleur de la plupart des alimentations électriques courantes, le groupe électrogène ne tourne que très rarement (une trentaine d'heures sur un mois pour faire tourner le watermaker HRO , la machine à laver le linge et la sécheuse).

 

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commentaires

Joel 30/01/2019 19:24

C’est une drôle de coïncidence de croiser un voilier français et de plus, vous avez tous les deux suivi la même trajectoire depuis le Japon. Partir en croisière est une activité que je pratique très rarement. Je dois dire que je préfère les voyages en avion.

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